A Edimbourg pour parler de Hop!

A l’heure où l’on parle d’AirFRance, et de sa faillite annoncée, Pierre nous fera une petite conférence de présentation de la fusion de Hop! Pour ce faire nous aurons le plaisir d’aller à Edimbourg en Ecosse, pour entendre son récit – vous savez que Pierre est maintenant domicilié là-bas. L’avantage est qu’il nous fera également découvrir les whiskies locaux une fois la conférence terminée. En voici plus sur le sujet: La compagnie aérienne HOP! fusionnera d’ici avril prochain Airlinair, Brit Air et Regional au sein d’une unique société, ce qui entrainera un sureffectif de 245 postes répartis à peu près équitablement entre le personnel au sol, les navigants et la maintenance. Lors de trois Comités d’entreprise extraordinaires le 16 juillet 2015, la filiale régionale d’Air France a confirmé le processus juridique de fusion de ses filiales, qui devrait prendre un an à partir d’avril 2016 et résulter en une société unique capable « d’optimiser les coûts, de simplifier l’organisation et de rendre l’entreprise plus agile et compétitive ». Une décision qui était officiellement niée en avril dernier, et dont l’annonce intervient moins d’un un an après le regroupement sous la marque HOP! Air France de pratiquement tous les vols intérieurs et régionaux. La suppression de 245 postes sur un total de 3000 a été confirmée, et concernera 85 emplois au sol, 80 pilotes, hôtesses de l’air et stewards, et 80 emplois dans la maintenance. « La catastrophe annoncée a bien eu lieu », a commenté un syndicaliste de Morlaix interrogé par Le Télégramme, affirmant qu’une centaine de postes seront supprimés en Bretagne. HOP! a précisé que ces réductions d’effectifs seront réalisées « sans départ contraint, sur la base du volontariat et du non-remplacement de certains départs », la mobilité interne devant également être encouragée selon la direction citée par Les Echos. Lors de sa création en janvier 2013, HOP! estimait que 95% des économies potentielles du regroupement des trois filiales seraient réalisées grâce à la structure administrative simplifiée. Après la fusion, le siège social de HOP! se trouvera à Rungis (où est basée Airlinair), les sites de Morlaix (Brit Air) et Nantes (Regional) devant être spécialisés pour assurer une « complémentarité des tâches » selon le président de la compagnie Lionel Guérin. La fusion devrait également entrainer la disparition d’ici l’été prochain de cinq avions pour arriver à une flotte d’environ 77 appareils sans compter les locations saisonnières ; rappelons qu’Airlinair utilise des ATR, Brit Air des Bombardier CRJ et Regional des Embraer. Les pertes enregistrées par Air France sur le moyen-courrier, en particulier face à la concurrence des low cost et du TGV, avaient déjà poussé la compagnie nationale à réorganiser cette activité, abandonnant à HOP! tout le trafic point-à-point (à l’exception de certains vols vers CDG) sur le principe « à chaque besoin du marché doit correspondre une offre commerciale spécifique et un modèle économique adapté, que ce soit en termes de coûts ou de revenus ». Le groupe vise un retour au bénéfice du moyen-courrier en 2017 ; les coûts unitaires de HOP! devront être réduits de 10% dans le cadre du plan Perform 2020. HOP! Air France opère cet été 600 vols quotidiens sur 130 lignes vers 50 escales, avec une flotte de 96 avions de 48 à 212 sièges. La compagnie dispose de deux hubs en France : Lyon-Saint Exupéry (27 lignes) et Paris-Orly (20 lignes), avec dans ce dernier cas quatre navettes vers Bordeaux, Marseille, Nice et Toulouse. Elle transporte chaque année 13 millions de passagers. Pour vous inscrire, allez directement sur le site de l’agence incentive à Edimbourg, qui va gérer toutes les résa directement.

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